Le Figaro Gedimat dans les starting-blocks

Après l’abandon sur avarie lors de la Solo Normandie, Thierry Chabagny et son Figaro Gedimat sont de nouveau d’attaque pour la Solo Concarneau – Trophée Guy Cotten dont le départ sera donné ce jeudi 6 avril. Une course qui ressemble à s’y méprendre à une petite étape de La Solitaire. Ce qu’ont d’ailleurs fort bien compris les 34 skippers participants puisque parmi eux on retrouve tous ceux qui ont de hautes ambitions sur la grande Classique.

Thierry, est-ce que le bateau Gedimat est prêt maintenant, après ton abandon sur souci technique lors de la Solo Normandie ? 

« Oui, on a bien travaillé pour ça : la pompe de ballast, qui était la principale avarie, a été changée. On a également de nouveau préparé l’ensemble des systèmes du bateau pour être d’attaque et disputer dans de bonnes conditions cette Solo Concarneau. »

Un mot sur le parcours et le format de cette course ?

« Avec cet abandon sur la Solo Normandie, la Solo Concarneau sera donc ma première course de la saison. Elle fait 340 milles au total et nous allons donc passer deux nuits en mer. Le départ sera lancé jeudi à 15h30 de Concarneau. Nous partons au Nord vers les Pierres Vertes en passant dans le Raz de Sein à l’aller et par la chaussée de Sein au retour. Puis nous redescendons vers le phare des Birvideaux, dans le Nord de Belle-Ile, qu’il faut laisser à tribord. Ensuite, nous mettons le cap sur l’île d’Yeu dont il faut faire le tour par l’intérieur avant de remonter enfin vers Concarneau. »

Ce parcours ressemble donc à une courte étape de la Solitaire ?

« Oui, c’est ce qui fait aussi l’intérêt de la Solo Concarneau. C’est un format très similaire à une étape de La Solitaire, avec beaucoup de parcours côtier… donc des pièges. Le Raz de Sein en course n’est jamais anodin, par exemple. Et comme La Solitaire URGO Le Figaro a le bon goût de passer par Concarneau cette année, cela permettra aussi de réviser nos gammes dans des conditions de compétition. Même si nous sommes quelques-uns à très bien connaître cette zone, à la fois pour nous y entraîner et pour y vivre – cela ne peut pas nuire. Il faudra être dans le rythme dès le départ pour espérer bien figurer et décrocher un podium. Il y a aussi un peu de navigation au large où le champ stratégique et tactique pourrait s’ouvrir si jamais le vent est dans l’axe. »

Justement, quid de la météo ?

« Il est un peu trop tôt encore pour faire de vrais routages, mais a priori on devrait avoir un régime de vents d’Est… et normalement pas de mauvais temps. Mais il faut attendre 48 heures pour prendre de nouveaux fichiers de vent, le départ n’est que jeudi. »

Tu as déjà terminé 3e et 2e de cette épreuve. Il ne manque que la victoire à ton palmarès…

« C’est vrai ! Cette course a aussi un petit parfum spécial pour moi, une saveur sentimentale. Parce qu’elle part de chez moi, mais surtout parce que c’est la toute première course en solitaire à laquelle j’ai participé. C’était en 1997, il y a exactement 20 ans… ça ne nous rajeunit pas ! J’aime cette course et je vais évidemment tout faire pour bien y figurer, même s’il y a un plateau fourni et de grande qualité. »

Justement, concernant le plateau : une trentaine d’inscrits et non des moindres sont au départ…

« Déjà il y a Jérémie Beyou et Yann Eliès, tous deux triples vainqueurs de La Solitaire. Mais quand on regarde de près le listing des 34 inscrits, on se rend compte qu’il n’y a vraiment pas qu’eux puisque près d’un tiers des participants peut espérer faire un résultat. La concurrence sera donc sévère avec des skippers de haut niveau comme Charlie Dalin, Erwan Tabarly, Xavier Macaire, Adrien Hardy, Nicolas Lunven, Alexis Loison, Anthony Marchand… et j’en oublie sûrement. Il faudra être bon pour naviguer devant ! »

Solo Concarneau - Trophée Guy Cotten 2017  //  03/04/2017
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