Thierry Chabagny, stratégie gagnante
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Solitaire du Figaro 2011

"Une vraie bataille navale !"
[ 24 août 2011 ]

Au terme d’une 4e et dernière étape intense, Thierry Chabagny pointe à la 7e place du classement général, à 1h46’49’’ du vainqueur Jérémie Beyou. Le skipper Gedimat réalise une très belle Solitaire du Figaro, après avoir été absent du circuit pendant 1 an et demi, « j’ai bien repris mes marques à force de naviguer, de chercher les petits réglages, de passer du temps assis à la barre… La pratique, il n’y a que ça de vrai ! ».

Le skipper de Gedimat termine à la 10e place de cette 4e étape reliant Les Sables d’Olonne à Dieppe à 18’21’’ du vainqueur, Jérémie Beyou… décidément le Roi de cette Solitaire !

L’étape avait plutôt mal démarré mais Thierry s’est battu pour récupérer du terrain petit à petit, « c’était une belle étape avec des conditions de navigation très différentes. On a eu 4 passages délicats avec le courant, c’était une vraie bataille navale en permanence, intense, parfois injuste ou ingrate. Un retour dans les 10 premiers à l’arrivée me fait très plaisir, j’y ai mis du cœur à l’ouvrage ! ».




Thierry Chabagny : "j'ai envie d'être heureux !"
[ 20 août 2011 ]

Solitaire du Figaro 2011 – Dernière étape décisive pour Gedimat

Cinquième de la deuxième étape et quatrième de la troisième... si Thierry Chabagny concrétisait encore d'un point son ascension sur la dernière étape des Sables d'Olonne à Dieppe, le podium d'étape lui tendrait les bras. Au classement général, Gedimat est classé 7e à 1h28 du leader Jérémie Beyou et à 48 minutes de la troisième place. Tout est possible mais les places seront très chères, pas moins de 13 bateaux étant encore classés à moins de deux heures de la tête avant le dernier départ de cette Solitaire du Figaro 2011, dimanche. Une quatrième et dernière manche décisive entre Les Sables d'Olonne et Dieppe qui cumule toutes les difficultés de Bretagne et de Normandie réunies.

Thierry, tu manques le podium d'un rien lors de la 2e et 3e étape. L'objectif de cette dernière manche ne peut être que d'y parvenir ?
« Pour que je puisse être heureux et satisfait de ma Solitaire à Dieppe, il faudrait en effet que je fasse podium. Je ne vais pas me mettre la pression, mais il faut que je navigue libéré comme sur la dernière étape. J'ai confiance dans ma vitesse, dans mes choix généraux et dans les petits coups que j'ai pu faire. A partir de là, j'ai un petit reste de frustration parce que j'ai touché du doigt le podium sans pouvoir l'atteindre. Pour que l'histoire soit belle ce serait bien de finir sur le podium, oui. Pour la petite histoire lors de la Cap Istanbul 2008, j'avais fait 18e de la première étape et successivement 4e, 2e, 5e et premier sur les dernières étapes. J'étais dans un état mental où je sentais que je m'approchais de la vérité et je sens cela aussi en ce moment. Je navigue de mieux en mieux, les scories et petits doutes de la première étape ont disparu, alors.... J'ai envie de cette quatrième étape pour voir jusqu'où je peux m'exprimer. »

On dit de cette étape qu'elle cumule toutes les difficultés côtières de l'Atlantique et de la Manche. Peux-tu expliquer ?
« La longueur est une première difficulté : 437 milles c'est déjà un morceau et il n'y a que du côtier ! Cela devrait donner une manche assez intense, qui nécessite une concentration permanente. Ceux qui sont un peu fatigués ou un peu moins motivés auront du mal. Les coefficients de marée sont très faibles, il y a donc moins de risques d'arrêts, mais au raz de Sein, même avec 35 de coefficient, il y a 3 nœuds de courant ! Au raz Blanchard ça peut être aussi 5 à 6 nœuds, ce qui est déjà énorme. Il y a quatre points chauds : le raz de Sein, le chenal du Four à la pointe de Bretagne, le raz Blanchard et Barfleur à la pointe du Cotentin - sachant aussi qu'au départ on doit laisser Yeu et Belle-Ile à bâbord. Il faudra également bien négocier le passage de Guernesey, car la route directe entre le Four et la Hague passe dessus. Il faudra donc choisir de passer soit dans le nord-ouest, soit dans l'est, soit dans le Petit ou le Grand Russel. A mon avis le choix sera plutôt entre le Grand Russel et le nord-ouest de Guernesey. Cela dépendra évidemment du vent et du courant, à réactualiser en permanence en mer, car il faut avoir des timings très précis pour bien passer dans le bon sens. Il faudra toujours se poser la question du coté favorable, à la fois par rapport aux éléments et par rapport à la flotte. Le jeu du parcours côtier c'est cela : ça change tout le temps et à chaque changement de zone, il faut avoir anticipé pour prendre la bonne décision. Il faut encore gérer les effets de site : dévents et "tampons" dus entre autres au relief de la côte. »

Coté météo, comment se présente cette quatrième étape et peut-on imaginer de grandes options stratégiques ou plutôt une succession de petits coups ?
« Toute la première partie s'annonce assez orageuse. Chez les marins on n'aime pas trop ça, parce que le vent est très instable dans les orages, avec des micro-phénomènes où le vent peut d'un seul coup être soit très fort soit très faible tout en tournant à 180 degrés en un quart d'heure. En plus, il y a la foudre qui peut être dangereuse pour l'électronique du bord. Jusqu'au chenal du Four, à la pointe Bretagne, ce n'est guère engageant ! Ensuite, un centre dépressionnaire va nous passer dessus et le vent va venir du nord-est vers le nord, puis nord-ouest, ouest et enfin sud-ouest ! Les trois quarts du cadran ! Mais il faut être prudent car les prévisions météo d’aujourd’hui ne sont pas les mêmes que celles d’hier. On devrait finir dans du sud-ouest à ouest de 10-15 nœuds et arriver normalement mercredi à Dieppe. Difficile de parler de possibilités de grandes options dans les orages. Et aujourd'hui il n'y a pas de grand phénomènes à aller chercher d'un côté ou de l'autre, mais plutôt des petits positionnements stratégiques au-dessus ou au-dessous de la route directe. Ce sera intéressant. »

Tu es en tête à égalité de points avec Thomas Rouxel au classement général de la bouée Radio France qui récompense les meilleurs débuts de course… Ce sera une motivation supplémentaire dimanche ?
« C'est un à côté, juste la conséquence d'avoir pris de bons départs. Ce serait un bonus. C'est vrai que c'est important de bien partir, de passer les premières bouées dans le paquet de tête, comme je l'ai fait à Caen par exemple. Rien que pour le moral c'est important... je vais donc tout faire pour être devant avec Gedimat, d'autant que dans ce sens-là, si l’on reste devant il y a de bonnes chances d'enchainer dans le bon sens le raz de Sein et le Four. Dans l'autre sens c'est impossible en Figaro, mais là ça l'est, c'est un bel enjeu. Autrement dit il peut y avoir une prime à ceux qui auront su rester devant »

Le classement général est très serré en tête. Vous êtes 7 bateaux en moins d'1h30 et 13 en moins de deux heures. Cela veut dire que tout est encore possible?
« Aujourd’hui, le classement général n'a qu'une valeur symbolique. Je suis content d'être 7e, dans les dix premiers, mais vu ce qui nous attend et le peu d'écart entre nous, il va falloir se battre pour confirmer et faire mieux encore. Je suis content d'être revenu dans les dix premiers mais je ne me satisfais pas de cela. Ce qui est sûr, c'est que ça va être une étape où il va falloir se battre. Je suis prêt. Autant sur la première étape je me sentais un peu nerveux, autant là je suis sur une phase ascendante et content d'y aller : le parcours je le connais par cœur et il est magnifique. Ce sont vraiment des endroits que je connais bien, où je suis passé des dizaines de fois. Moi, j'adore... ces parties côtières sont splendides, c'est pour ça que je fais du Figaro ! Le bateau est bien adapté à ce genre de parcours, c'est même le bateau idéal pour faire ça. Il n'y a plus qu'à se faire mal... mais aussi se faire plaisir ! Il n'y a aucune retenue à avoir. Il faut y aller à fond, d'autant plus que c'est la dernière. Un bon résultat ici et tu surfes sur des semaines de bonheur. Quelque part, ce qui me met le plus de pression, c'est l'envie de ne pas finir sur un mauvais résultat. Les deux dernières étapes étaient déjà belles mais je sens que je peux faire encore mieux. Et j'ai envie d'être heureux ! »




Thierry Chabagny, 4e aux Sables d’Olonne : « ça ne se joue à rien »
[ 17 août 2011 ]

Décidément très régulier aux avant-postes, Thierry Chabagny est encore monté d’un rang dans la hiérarchie : il termine quatrième de l’étape Dun Laoghaire (Irlande) – Les Sables d’Olonne, à une poignée de secondes du podium d’étape. A peine arrivé au ponton des Sables d’Olonne, il revient avec lucidité sur cet excellent résultat.

Thierry, c’est encore passé tout près du podium pour toi… Déception de le rater d’un rien ou satisfaction d’avoir bien navigué, toujours devant ?
« Paradoxalement, je suis plutôt content. Tout au long de l’étape je n’ai pas réussi à être vraiment dans le trio de tête, à pas grand-chose, mais je n’ai pas été leader de la flotte comme Jérémie Beyou a pu l’être. J’ai passé toute la course devant avec lui, Fabien Delahaye et Erwan Tabarly, mais finalement 4e c’est la place où je devais être, là où j’étais aux points clés de la course, là où il y a eu des transitions importantes… En Irlande c’était différent et j’étais déçu car j’avais passé 15 heures avant l’arrivée à la 2e place et ce n’est que dans les 3 derniers milles que j’ai tout perdu. Là, j’ai attaqué sur la fin et repris quelques mètres sur Erwan, dans les orages de l’arrivée qui faisaient que la situation était tendue. Dans les orages, tu sais que tu peux tout perdre. »

Le départ de l’Irlande ne s’était pourtant pas très bien passé…
« Je crois que je suis parti en 6e rideau ! Mais trois quarts d’heures après j’étais dans les 5 premiers, un vrai miracle avec ce vent qui tournait dans tous les sens ! Erwan Tabarly a fait pire encore, en remontant 40 bateaux. Il y avait énormément de choses à faire pour gagner des places. »

Cela veut dire que dans les ténors, dont tu fais partie, il y a un gros niveau pour pouvoir reprendre rapidement du terrain comme ça ?
« Je ne sais pas trop… Mais on peut quand même dire qu’à partir d’un certain niveau, quand tu pars mal comme ça en bas de la flotte, il y a une aptitude à regagner des places par paquets de dix. En observant tu vois ce qui se passe et tu arrives à faire plein de petits coups qui te font gagner du terrain. Après, oui il y a un super niveau : dans les 10 premiers, on voit bien qu’il n’y a pas de surprise, ce sont toujours un peu les mêmes et on se bagarre pour quelques mètres. Cela se joue à rien à chaque fois, une petite transition, un timing de 30 secondes… Il faut percuter assez vite. »

Pas de grandes options spectaculaires sur cette 3e étape, mais une succession de petites choses à faire, où il faut être bon en permanence, c’est ça ?
« Oui, en mer d'Irlande par exemple il fallait avoir le bon timing sur les envois de spi et savoir quel spi mettre et combien de temps, et l'enlever juste au bon moment. Ce sont de tout petits trucs mais qui font la différence au final entre ceux qui le font bien et ceux qui le font un tout petit peu moins bien, ou pas dans le timing optimal. Le lendemain matin, comme par hasard, les meilleurs sont devant. En Iroise il fallait soit connaitre soit être audacieux pour bien passer. Il y a encore eu un empannage à placer au bon moment ensuite, avant de finir dans les orages. »

Jérémie Beyou est impressionnant...
« Après Nicolas Troussel et Armel Le Cléac'h, les gars de la baie de Morlaix ont visiblement l'habitude de gagner les Solitaire par paquets de deux... Mais moi je suis né à Neuilly ! »

C'est la meilleure place de ton partenaire Gedimat sur une étape de la Solitaire du Figaro ...
« J'avais dit au départ que j'essaierai de faire mieux, j'ai donc réussi d'un point, de la 5e à la 4e place, mais bon maintenant chaque point est de plus en plus dur à gagner ! On va essayer de faire encore mieux pour la dernière étape et cette fois de ne pas avoir la médaille en chocolat! »

Crédit Photo : Benoît Stichelbaut




Superbe 4e place pour Thierry Chabagny !
[ 17 août 2011 ]

Après avoir constamment mené la course parmi les leaders, Thierry Chabagny a passé la ligne d’arrivée de la 3e étape de la Solitaire du Figaro aux Sables d’Olonne en 4e position, à seulement 12’14’’ du vainqueur, Jérémie Beyou.

Véritable animateur de l’étape depuis le Chenal du Four, le skipper de Gedimat prouve une nouvelle fois qu’il faut compter avec lui. Au terme d’une bagarre intense, il récupère pas moins de 7 places au général et se place désormais à la 7e position à 1h28’28’’ du leader.

Une formidable progression donc pour Thierry Chabagny qui avait écopé d’une pénalité de 20 minutes au terme de la 1e étape pour la rupture accidentelle de son plomb d’arbre d’hélice !




Thierry Chabagny présente la troisième étape
[ 13 août 2011 ]

Demain dimanche, départ de la troisième étape de la Solitaire du Figaro, entre Dublin et les Sables d’Olonne. Le skipper de Gedimat en explique les pièges et les enjeux.

Comment se présente cette 3e étape côté conditions météo?
« Moins "musculaire" déjà que la deuxième ! Parce qu’il y aura moins de vent dans l’ensemble. On devrait pouvoir faire un petit parcours de départ puis sortir du Canal Saint Georges sous génois. Le vent devrait se renforcer à la pointe sud-est de l’lrlande, mais nous serons sur un bord relativement abattu, peut-être pas sous spi, mais vent de travers donc assez rapide. Dès la journée de lundi nous arriverons sur les côtes sud de l’Angleterre. Ensuite, la traversée de la Manche sera un peu plus poussive, parce que le vent faiblit. Ce sera de plus en plus pénible d’approcher des côtes françaises… car comme par hasard il y a une dorsale anticyclonique posée sur la Bretagne et donc pas vent. Ce qui est important c’est d’essayer d’imaginer l’heure de notre arrivée sur la pointe de Bretagne, car il y aura du courant, avec un coefficient de marée de 89 et donc des phénomènes de tapis roulant assez violents. Une des réflexions essentielles pendant la traversée de la Manche sera de bien anticiper ce moment. »

Le passage de la pointe Bretagne pourrait être la clé de l’étape ?
« Sur le papier, oui. De Ouessant à la pointe de Penmarc’h il y aura 70 milles très importants et il faudra avoir bien réfléchi sur la façon de passer. Dès l’approche de Ouessant, nous avons le rail de séparation du trafic à laisser obligatoirement à droite mais après en revanche on peut laisser Ouessant à gauche ou à droite, prendre le chenal du Four près de la côte ou passer au large – et le courant n’est pas le même. Ensuite il y a plein de petits passages intermédiaires comme le courant du Fromveur tout près de Ouessant mais aussi Sein, où l’on peut passer par le Raz ou bien par la Chaussée de Sein, ou encore carrément par le large. Tout cela fait un vrai casse-tête pour essayer d’avoir du courant favorable, en tous cas le moins défavorable possible. Ces choix stratégiques seront très importants, d’autant qu’il n’y a pas de vent et qu’il faudra aussi imaginer à quels endroits et moments on peut espérer un peu de brise thermique. »

Vous êtes très nombreux à bien connaître ce terrain de jeux où vous vous entrainez toute l’année...
« Nul n’est prophète en son pays ! Les cartes de courants sont assez précises et quelqu’un qui ne connaît pas peut parfaitement s’en sortir. Maintenant, c’est vrai qu’avoir déjà fait les choses souvent permet de moins se poser de questions sur certains petits passages clés. »

Et de Penmarc’h à la Vendée ?
Moins d’effets de courants mais le jeu sera peut-être de chercher du vent thermique. La route directe théorique fait passer au large, mais s’il n’y a pas de vent du tout, il faudra bien trouver le moyen de progresser. Il faudra peut-être longer la côte en passant à l’intérieur de toutes les îles, au plus proche des rivières d’où vient le vent thermique de nuit. ».

Skipper et bateau sont à 100% de leur potentiel après la 2e étape très dure ?
« Oui. On a fait un check complet du bateau et tout va bien. Je n’ai eu aucun souci technique et les voiles ne sont pas du tout abîmées, spis compris. Je suis très content de ça. Je suis reposé. Je pars avec la confiance que je n’avais pas avant et une grosse motivation, car je suis encore frustré du résultat. J’ai envie de bien faire, pour moi, pour mon entourage, pour Gedimat. Je pars avec le mors entre les dents. ».




Thierry Chabagny : « dans une phase ascendante »
[ 11 août 2011 ]

Arrivé 5e hier à Dublin d’une des plus dures étapes de la Solitaire du Figaro de ces dernières années, le skipper de Gedimat a dormi… 18 heures ! Au réveil, il fait le bilan à mi-course.

Thierry hier au ponton, la déception de manquer d’un rien le podium prédominait. As-tu relativisé après ce sommeil qu’on imagine profond ?
"Je me suis couché hier à 15h… et je me suis réveillé ce matin à 9h ! J’ai dormi 18 heures d’affilée quand même ! Je crois que la dernière fois que ça m’est arrivé, je devais avoir 5 jours ! Incroyable… D’habitude j’arrive à me réveiller pour aller manger le soir, mais cette étape était tellement dure... C’est l’organisme qui décide et j’en avais besoin… Je me suis refait la régate au petit déjeuner, pour tenter de comprendre ce qui s’est passé. Au final, je crois que je fais une belle étape et 5e est une belle place… Ce qui est rageant c’est d’avoir entrevu de si près la 2e place que j’aurais bien voulu offrir à Gedimat et à ma famille. Mais en approche de l’arrivée il y a eu un effet de site entre le vent de terre perturbé par les montagnes et celui qui vient de la mer. Pour schématiser, les deux vents s’annulent et laissent une zone sans vent. Dans ces cas-là, le problème est que ça avantage ceux qui viennent de l’arrière car ils nous observent, voient qu’on est en panne de vent et peuvent changer de trajectoire. Celui de devant sert un peu de balise météo. Ceux de derrière ont été malins.»

Mais tu as été toujours dans le match, à l’avant, sur cette deuxième étape…
« Oui. J’ai été à l’attaque tout le temps, dès le départ de Caen et j’ai fait des choix stratégiques, y compris en quittant le peloton pour aller dans l’ouest, en suivant mes propres idées. Et je m’en suis bien sorti à chaque fois. C’est très important, car cela donne de la confiance et plus tu es confiant, plus tu navigues bien. Je pense que si aujourd’hui Jérémie Beyou est leader de la Solitaire, c’est parce qu’il a une grosse confiance en lui. Lors de la première étape, il me manquait cette confiance et j’ai raté quelques petits points techniques. Mais lors de cette deuxième manche, j’ai fait des choix osés et j’ai été devant durant toute l’étape. J’ai attaqué et gagné un petit peu à chaque fois. Cela veut dire que je suis en phase avec le bateau, la météo. Finir dans les premiers en ayant fait ces choix-là, sans être conservateur, ça oui, c’est très satisfaisant. »

Un peu plus d’une heure du leader au général, qu’est-ce que cela t’inspire ?
« Il y a très peu d’écarts dans cette étape, donc cela ne change pas grand-chose. Je ne peux pas me satisfaire de mon classement général aujourd’hui, c’est aussi pour cela que faire un podium aurait été une satisfaction énorme. Mais tant que la ligne n’est pas franchie, on sait bien que tout peut arriver. Maintenant, il reste deux étapes, nous ne sommes qu’à la moitié de la course.»

En tête à Caen, en tête à la pointe de l’Angleterre et dans le match pour le podium sur la fin, c’est tout de même très rassurant non ?
« Oui, en technique, en stratégie, en tactique, en vitesse, tout va bien. Depuis cette étape, c’est un nouvel atout que je prends avec moi pour les deux à venir. De plus, le bateau est nickel, je n’ai rien cassé, pas déchiré de voile, à tel point que j’ai du mal à trouver du travail à donner à mon préparateur - ce qui n’est pas le cas de tout le monde ici, loin de là. Surtout je commence retrouver mon niveau de 2009 et une belle confiance en moi. C’est de très bon augure pour la suite. Je suis dans une phase ascendante…».




Thierry Chabagny, 5e à l’arrivée de la deuxième étape
[ 10 août 2011 ]

Thierry Chabagny a franchi la ligne d’arrivée au large de Dublin en 5e position à 10h53’55’’ ! Il pointe à 39’39’’ du vainqueur de l’étape – Jérémie Beyou (BPI) –. Grand animateur de cette deuxième étape, le skipper de Gedimat avait viré la bouée Geolink en première position et la bouée Radio France en deuxième position. Il a ensuite pris une option à l’ouest du plan d’eau pour trouver très rapidement la bascule de vent. Depuis lors, Thierry Chabagny, qui signe son grand retour sur le circuit Figaro après 2 ans d’absence, n’a eu de cesse de coller au bon paquet afin de récupérer ses quelques minutes perdues lors de la première étape. Classement général à suivre de près donc !




Thierry Chabagny : « au moins 36 heures sportives »
[ 06 août 2011 ]

A la veille du départ vers l'Irlande, demain dimanche, le skipper de Gedimat explique les conditions attendues pour cette deuxième étape de 470 milles entre Caen et Dùn Laoghaire (Dublin). Ce ne sera pas la tempête, mais très sportif tout de même, avec au menu beaucoup de près et un passage du raz Blanchard potentiellement spectaculaire, dès la première nuit de course.

Quelles conditions attends-tu pour cette deuxième étape vers Dublin ?
"Je m’attend à être un peu mouillé ! Surtout dans la première partie de l'étape. Une dépression va passer sur la flotte et le passage du cap de la Hague, toujours délicat, ça va être sportif dans un vent de sud-ouest assez fort, avec peut-être des rafales à 30 nœuds. "

Ce sera donc sportif dès le début de l'étape ?
"Oui, ce sera sportif pendant 36 heures environ et dès la première nuit. Le raz Blanchard est l'endroit de France où il y a le plus de courant. Là, avec du vent de sud-ouest, s'il y a vent contre-courant au moment où l’on passe, on peut s'attendre à deux conséquences : d'une part cela va faire forcir le vent. D'autre part, cela entraîne un effet de mer qui se lève et qui fait des vagues très courtes et très hautes. Souvent, le bateau n'a pas le temps de réagir correctement, en montant et descendant les vagues. En fait, il monte et se fait faucher immédiatement par la vague d'après. Il y a énormément d'eau sur le pont, c'est un peu délicat. Il faut faire attention car on peut faire mal au bateau. Et puis, il faut évidemment s'attacher pour ne pas se faire faucher par toutes ces vagues qui balaient le pont."

Et ensuite ? Toujours du vent fort ?
"Oui, nous aurons du vent relativement fort au moins jusqu'à lundi soir, quand nous serons vers les côtes anglaises. Auparavant, après Guernesey que nous devons aller virer, le vent tournera à droite, en même temps que nous aussi tournerons à droite. Cela veut donc dire encore du près... Mais après la côte sud anglaise, le vent va mollir brutalement avec l'arrivée d'une dorsale et là il y aura un point clé à ne pas rater pour tenter d'être devant et finir au vent portant, dans le bon wagon."

Dans ces conditions, il parait difficile de dormir...
"C'est quasiment impossible. Au moins la première nuit, dès Barfleur et le raz Blanchard, où il faudra sans doute aller dans les cailloux pour s'abriter du courant. Il y aura au moins un changement de voile... je ne nous vois pas dormir du tout. Côté alimentation ce sera le strict minimum et surtout le plus pratique : on ne va pas passer en cuisine se mijoter des petits plats!"

Ce sont des conditions où les plus expérimentés et aguerris peuvent prendre beaucoup d'avance sur ceux qui le sont un peu moins ?
"Oui, c'est certain. Tout le problème, c'est que des aguerris... il y en a de plus en plus !"

Crédit Photo : Benoît Stichelbaut




Remise des prix à Caen : 21e de la 1e étape après décision du jury
[ 05 août 2011 ]




Thierry Chabagny, rétrogradé à la 21e place
[ 04 août 2011 ]

Le jury a rendu son verdict hier : Thierry Chabagny écope de 20 minutes de pénalité pour la rupture du plomb de son arbre d’hélice. Il pointe désormais à la 21e place à 49’03’’ du vainqueur de l’étape, Fabien Delahaye.
Le skipper de Gedimat prend acte de cette décision et se battra plus que jamais lors de la 2e étape entre Caen et Dun Laoghaire dès dimanche pour récupérer ces 49 minutes




Thierry Chabagny « Tout reste possible »
[ 03 août 2011 ]

Après un sommeil réparateur, le skipper de Gedimat revient sur cette première étape de la Solitaire du Figaro, où les écarts restent faibles entre favoris. Thierry Chabagny a franchi la ligne à 29’03’’ du vainqueur Fabien Delahaye en 17e position (classement provisoire en attendant la décision du jury concernant la casse de son plomb d’arbre d’hélice). Rien n’est joué.

Thierry hier on t'a vu arriver très fatigué, pour ne pas dire plus... La nuit a été bonne ?
"Je me suis réveillé avec l'impression d'être un vieillard à l'hôpital ! Comme si je sortais d'un coma ou quelque chose comme ça. On a vraiment tiré sur l'organisme et il faudra un peu plus de sommeil encore pour repartir dimanche pour la deuxième étape caen dun laoghaire où les choses sérieuses vont commencer."

Combien de temps as-tu réussi à dormir ?
"Entre le départ dimanche et l'arrivée hier mardi, j'ai dormi deux fois un quart d'heure... Et encore, il y a une sieste où je n'ai pas réussi à m'endormir complètement. C'est dur de dormir quand il y a très peu de vent et beaucoup de choses à faire. Dans la pétole, il peut se passer un truc super important en trois minutes et là c'est interdiction absolue de dormir. Piquer du nez se ressent immédiatement au niveau du classement."

Ton bilan au classement après cette première étape?
"La place de 17e n'est pas très excitante mais ce qui compte c'est le temps et 29 minutes de retard ce n'est pas méchant. Vu le schéma de l'étape, on pouvait craindre bien pire - une renverse de courant mal gérée et ta Solitaire peut être terminée ! Ce n'est pas le cas heureusement et je ne pleure pas pour ces 29 minutes qui ne sont pas grand-chose au regard des trois étapes qui nous attendent. En revanche je 'pleure' car j'ai cassé mon plomb d'arbre d'hélice en faisant une mauvaise manipulation au moment où j'ai démarré mon moteur pour recharger les batteries. C'est une vraie faute d'inattention et je risque de prendre 15 minutes de pénalité au jury pour cela. Je me suis insulté moi-même pour cette boulette inadmissible!!"

Parce que tu te parles à bord?
"Oui... comme s'il y avait deux personnes sur Gedimat : une qui fait tout pour gagner minute par minute et un équipier qui annule ce travail avec ce genre de connerie! Je lui ai beaucoup crié dessus ! Je lui disais que c'était pénible de naviguer avec quelqu'un capable de faire ça, que je voulais faire du solo et pas du double avec un mauvais équipier!"

Quels sont les enseignements sportifs que tu tires de cette première étape, toi qui n’avais pas fait la Solitaire du Figaro l'an passé?
"Je suis vraiment content de ma vitesse, je vais très bien avec ces voiles-là, à toutes les allures et toutes les forces de vent, c'est un point évidemment très positif. En conduite à la barre ça se passe bien, en stratégie je suis content aussi car j'étais du bon côté lors des deux traversées de la Manche. Après, je fais des bons coups dans les phases de transition, mais je me suis rendu compte que j'avais tendance à être trop gourmand, un tout petit peu impatient. Il faut que je corrige ça mais il y a beaucoup de positif tout de même. Je suis dans le match, c'est le plus important."

Nous sommes mercredi et la course ne repart que dimanche vers l'Irlande. Comment vas-tu utiliser ces quatre jours à terre?
"D'abord je vais faire des petites bricoles pour optimiser Gedimat : réparer le feu de tête de mât qui s'est mis à clignoter comme une flash-light, changer une latte de grand voile qui a un peu de mal à passer quand je vire dans le petit temps, des petites choses comme ça. Ensuite il faut évidemment bien récupérer et bien étudier la météo de la prochaine manche."

Qu'est ce qui a changé sur la Solitaire en deux ans?
"La grosse évolution c'est l'AIS, un système obligatoire qui, via nos VHF, nous permet de voir sur l'ordinateur du bord les autres concurrents dans un rayon d'environ 6 milles. Cela change beaucoup de choses, car on voit ce que font les autres et stratégiquement c'est donc très différent : si tu accélères ou ralentis ça se voit, si tu mouilles ou que tu prends une renverse de courant ça se voit, etc... ça change tout du point de vue du marquage. Cela n'existait pas voilà deux ans et maintenant c'est l'outil prépondérant pour la tactique. On a instantanément des réponses aux questions sur lesquelles on cogitait avant en permanence pendant des heures. Je ne peux pas dire si je préférais avant ou maintenant, je sais juste que ça change la donne. A mon avis, on entre dans une nouvelle ère de la Solitaire du Figaro."

Crédit Photo : Benoît Stichelbaut




Thierry Chabagny, 17e à l'arrivée de la première étape (classement provisoire)
[ 02 août 2011 ]

Thierry Chabagny a franchi aujourd’hui la ligne d’arrivée en 17e position à 13h43’39’’, il pointe à 29’03’’ du vainqueur – Fabien Delahaye (Port de Caen Ouistreham). Le skipper de Gedimat s’est battu tout au long de cette première étape difficile entre Perros Guirec et Caen, au cœur d’une flotte très regroupée, luttant contre courants et cailloux.
Il s’agit d’un classement provisoire avant décision du jury, Thierry ayant cassé un plomb de son hélice de moteur au cours de la première journée de navigation.




Visite de Nathalie Kosciusko-Morizet avant le départ de la première étape
[ 31 juillet 2011 ]




Nathalie Kosciusko-Morizet, ici en pleine discussion avec Thierry, est venue saluer l’ensemble de la flotte ce matin avant le départ de la première étape.




Thierry quitte le ponton à bord de Gedimat pour le prologue de la Solitaire du Figaro
[ 29 juillet 2011 ]




Dernière ligne droite pour Thierry Chabagny
[ 26 juillet 2011 ]

A Perros Guirec depuis lundi, Thierry Chabagny effectue les derniers réglages sur son Figaro Gedimat. Le skipper participera cette année à sa 10e Solitaire du Figaro et entend bien y apposer sa marque !

Derniers jours avant le jour J
Perfectionniste, Thierry Chabagny peaufine son bateau jusqu’à la dernière minute « il y a toujours des petites choses à faire sur un bateau avant une course comme celle-ci ! ». Le skipper de Gedimat affine également sa préparation physique : « je m’aménage des créneaux pour faire un peu de sport. Vélo, natation, j’ai besoin de me dépenser pour bien dormir ! Si je ne bouge pas un peu tous les jours, je trépigne… ». Prochaine étape, l’instauration des siestes en prévision de la première étape entre Perros et Caen, « nous allons partir dimanche assez tôt car l’écluse ferme à 9h30 et qu’il faut faire sortir 47 bateaux avant… Je pense donc que c’est bien d’emmagasiner du sommeil quelques jours avant le départ. D’autant que la dernière nuit n’est jamais la plus calme, la plus sereine, on cogite pas mal… ».

Vendredi, grande répétition générale
Une mise en jambe sans enjeu ce prologue de vendredi ? Pas si sûr… « C’est une grande répétition mais il y aura tout de même 47 bateaux sur une ligne de départ dans un endroit à forts courants ! C’est donc un moment où il faut être très concentré pour respecter la règle d’or : ne pas abîmer le bateau, ni avec les concurrents ni avec les cailloux. Il ne faut pas lâcher la pression, toujours rester à l’affût ».
Le skipper de Gedimat ne cherche pas à gagner le prologue à tout prix, « il faut s’en servir comme quelque d’utile pour la « vraie » course, en profiter pour vérifier que tout fonctionne bien, que les voiles sont à poste là où il faut, que les réglages de lattes de grand-voile sont les bons. Si je fais un bon résultat, tant mieux, je ne suis pas superstitieux, cela m’irait très bien de gagner le prologue ! ». Un seul mot d’ordre en tout cas pour Thierry : « en tirer le positif, s’en servir pour valider toutes les bricoles qui ont été effectuées sur le bateau ». Avant le grand départ dimanche, direction Caen.

Crédit Photo : Benoît Stichelbaut




Gedimat signe son grand retour sur le circuit Figaro avec Thierry Chabagny

Après 7 ans passés aux côtés d’Armel Tripon, Gedimat revient dans le circuit Figaro pour la saison 2011 avec Thierry Chabagny. Point de départ de leur collaboration : la Solo Concarneau dont le coup d’envoi sera donné demain 5 mai. Cette épreuve qualificative pour la Solitaire du Figaro sera l’occasion pour Thierry Chabagny de renouer avec la compétition en solitaire. Ensuite direction Perros Guirec en juillet pour le départ de la mythique Solitaire du Figaro. Egalement équipier sur le Maxi Banque Populaire depuis 2009, détendeur du Record de la Méditerranée et après la tentative de record du Trophée Jules Verne cet hiver, nul doute que Thierry Chabagny mettra toute son expérience au service de Gedimat.

La Solo Concarneau, une formidable mise en jambe

La Solo Concarneau sera l’occasion pour Thierry de faire son grand retour en solitaire, en Figaro et par extension en monocoque, « je reviens à la compétition en solitaire que j’avais abandonnée, faute de sponsor, en septembre 2009 après le Tour de Bretagne. Gedimat m’offre une réelle opportunité, je suis ravi de retrouver le circuit Figaro ! ».
De nouveau à la barre d’un Figaro depuis mi-avril, le skipper finistérien retrouve collègues et entraînements au Pôle de Port la Forêt avec bonheur « je redécouvre mes sensations au fur et à mesure mais globalement tout revient assez vite », et avoue profiter de la Solo Concarneau pour parfaire sa préparation à bord de Gedimat « c’est une très bonne mise en jambe super excitante ! Je manque un peu de pratique mais c’est tout l’intérêt d’une course comme celle-ci ». Il faut dire qu’avec son parcours de 330 milles la Solo Concarneau a tout d’une étape de Solitaire ! « son parcours côtier et ses sections propices au contact m’obligeront à faire marcher le bateau vite. L’objectif n’est pas forcément de gagner. C’est un entraînement grandeur nature, qui me permettra qui plus est d’identifier les problèmes que je pourrais avoir sur la Solitaire, de choisir mes voiles, etc. ».

La Solitaire en ligne de mire

Grand habitué de la Solitaire du Figaro où il s’illustre régulièrement (4e en 2009 avec 2 podiums d’étape et 2e en 2006), le skipper de Gedimat a déjà son avis sur le parcours 2011, « c’est un parcours atypique car on ne va pas en Espagne et on ne traverse pas le Golfe de Gascogne, mais cela reste tout de même une course de longue distance, avec des traversées de la Manche, du courant, des cailloux, un niveau élevé… ». Et il avoue avoir déjà repéré l’arrivée à Dublin « l’Irlande fait toujours rêver mais le Canal Saint Georges n’est pas une partie de plaisir ! ». Thierry Chabagny ne cache pas ses ambitions pour Gedimat « gagner une étape me plairait, mais mon réel objectif reste le classement général ».




Victoire de Suzuki Automobiles à Istanbul
5ème étape entre Gallipoli et Istanbul (Turquie) / 110 milles (204 km)

Thierry Chabagny l’avait annoncé. Il n’hésiterait pas à attaquer sur cette dernière étape en mer de Marmara. Inspiré, combatif, le pilote de SUZUKI Automobiles s’en est tenu à sa ligne directrice. Avec au final sa première victoire d’étape sur une course en solitaire et une place de quatrième au classement général de la Cap Istanbul.

Thierry, un final en apothéose pour cette saison 2008 ? « C’est ma première victoire d’étape sur une grande course en solitaire. J’ai déjà gagné plusieurs fois en double, fait toutes les places du top 10, mais jusque-là, je n’avais jamais accroché de victoire. Alors, oui, c’est une grande et belle satisfaction. D’autant que je me sentais de mieux en mieux sur cette course. Sur cette étape, j’ai retrouvé cet état de grâce où tu te dis que rien ne peut t’arriver. J’ai attaqué tout le temps. Dès que je sentais un coup à jouer, j’y allais. Je gagne une étape, je termine 4ème de la Cap Istanbul : c’est vraiment une belle journée !»

Quel bilan tires-tu de cette course ? « La Cap Istanbul est vraiment la Solitaire du Figaro en Méditerranée. On a parcouru cette année 1660 milles (3 074 km), plus que sur la Solitaire, dans des conditions méditerranéennes : des vents qui changent tout le temps et des conditions météo souvent difficiles entre petit temps et vents forts. C’est une course très difficile et je suis d’autant plus fier du résultat. Et puis, je suis content de la manière dont j’ai pu redresser la barre après ma première manche loupée. Je termine 4ème, 2ème, 5ème et 1er des étapes suivantes. C’est top !»

Finir comme cela doit aussi être motivant ? « Déjà je suis vraiment content pour mon partenaire SUZUKI Automobiles. Ils m’ont fait confiance et j’avais à coeur de leur montrer mon potentiel. Et puis, c’est clair que finir la saison sur une telle note ne peut que donner la pêche pour 2009. Là je vais attaquer une nouvelle saison avec un moral tout neuf. C’est évident que la dynamique de la victoire t’aide à devenir encore plus performant… »

Arrivée de la 5ème étape entre Bozcaada et Istanbul :
1 – Thierry Chabagny (SUZUKI Automobiles) à 13h 57 min 37s
2 – Gérald Veniard (Macif) à 14h 07min 43s
3– Erwan Tabarly (Athema) à 14h 15min 16s

Classement général :
1 – Nicolas Bérenger (Kone Elevators) en 10j 06h 08min 28s
2 – Gildas Morvan (Cercle Vert) à 1h 06min 03s du leader
3 – François Gabart (Espoir Région Bretagne) à 1h 13min 23s
4 – Thierry Chabagny (SUZUKI Automobiles) à 1h 41min 37s

Service de presse : Agence Windward




Suzuki Automobiles au départ de la Cap Istanbul

Pour sa troisième participation à la Cap Istanbul, Thierry Chabagny défendra son titre remporté l’an dernier en double avec Nicolas Béranger. Cette année, la Cap Istanbul se court en solitaire car c’est la dernière épreuve du Championnat de France de Course au Large. Thierry, qui aime particulièrement cette course, a hâte d’en découdre face aux 29 autres concurrents.

Le format ressemble à celui de la Solitaire du Figaro : un mois de course, plusieurs étapes, un niveau très relevé mais la grande bleue réserve son lot de surprises avec ses pétoles (pas de vent) usantes pour les nerfs et ses coups de vent aussi violents qu’inattendus.

Le coup d’envoi sera donné de Nice le 14 septembre, pour une traversée de la Méditerranée d’Ouest en Est, direction Istanbul

Tu as remporté la dernière édition, dans quel état d’esprit es-tu ?
Thierry Chabagny : « Pour le moral, c’est bien d’être le vainqueur en titre mais cela ne signifie pas que ce sera facile. Je n’arrive pas sur la Cap Istanbul en terrain conquis car les deux dernières éditions ont été complètement différentes au niveau de la météo. C’est un nouveau challenge d’autant que nous sommes en solitaire cette année. Je suis confiant et motivé pour terminer cette saison en beauté. SUZUKI Automobiles est bien préparé. Et puis, le départ de Nice sera l’occasion de rencontrer de nouvelles personnes de Suzuki et de leur faire partager l’univers de la course au large. » 

La Solitaire du Figaro s’est achevée il y a à peine 3 semaines, ce n’est pas difficile d’enchaîner ?
Thierry Chabagny : « J’ai bien récupéré. J’ai très envie de reprendre la barre de SUZUKI Automobiles, surtout pour une course en Méditerranée. C’est toujours agréable de naviguer au soleil, dans des eaux chaudes et des paysages magnifiques mais le terrain de jeu est réputé pour sa complexité ! En Atlantique, il est possible de mettre en place des stratégies à 24 ou 48 heures car les phénomènes sont plus simples à identifier. C’est tout le contraire pour la Méditerranée : une mer fermée avec beaucoup de reliefs qui créent des couloirs de vent ou de pétoles.  »

Peux-tu nous expliquer cette différence qui va pimenter la régate?
Thierry Chabagny : En Méditerranée, il est très difficile de faire des prévisions à la journée, la météo change tout le temps. C’est un peu comme sur la première étape de la Solitaire de Figaro (et pourtant nous étions en Atlantique !) où les conditions de vent étaient très molles. Tu es dans un paquet de bateaux. A quelques mètres de toi, un concurrent réussit à s’échapper avec un souffle d’air, et toi, tu restes scotché avec les autres dans une zone blanche de vent. C’est ce que l’on appelle les caprices de la Méditerranée ! J’y ai navigué à plusieurs reprises et je commence à la connaître. Il faut avoir les nerfs très solides et faire preuve de patience car le jeu peut s’inverser à tout moment…  »


Plus d’informations sur : www.capistanbul.com
 
Service de Presse / Agence Windward
Laurent Simon Mob. +33 (0)6 80 87 91 34
Email. ls [@] windward.fr
SUZUKI / Service Communication
Nathalie Geslin Mob. +33 (0)6 32 39 16 90
Email. ngeslin [@] suzuki.fr




39ème Solitaire du Figaro
Le rendez-vous est pris pour Thierry Chabagny.

L'ouverture du village officiel de la 39ème Solitaire du Figaro, événement incontournable de la saison Figaro 2008,  aura lieu à La Rochelle le 19 juillet.

Thierry s'alignera au départ pour la huitième année consécutive. Il aura à coeur de briller sur cette épreuve dont il a fini à la deuxième place en 2006. 53 concurrents participeront cette année à cette prestigieuse course dont le coup d'envoi sera donné le vendredi 25 juillet à 13h. A suivre intensément sur www.lasolitaire.com ...

Ce sera déjà la troisième course de l'année pour Thierry sous les couleurs de son nouveau partenaire Suzuki Automobiles après la Transat Ag2r (9ème) et la Course des Falaises (18ème).

Thierry a également participé cette année :
- au Spi Ouest France
- aux Régates de la Finance
- au Tour de France à la Voile (Val Thorens)

 En savoir plus : www.lasolitaire.com



Transat Ag2r

Présentation de la Transat AG2R 2008 : extraits de l’avis de course 2008
Source : http://www.transatag2r.com

Organisation
La 9ème Transat AG2R est une épreuve organisée par Pen Duick, avec la participation de la Ville de Concarneau pour le départ, de la Collectivité d'Outre-Mer de Saint-Barthélemy pour l'arrivée et avec la collaboration de la Fédération Française de Voile.

Parcours
Distance à parcourir : environ 3710 milles Départ de Concarneau Marque de parcours à respecter : Porto-Santo (Archipel de Madère) Arrivée à Saint-Barthélemy

Concurrents / Bateaux
La course sera disputée en double sur Figaro Bénéteau II.Seuls les bateaux répondant au règlement de monotypie de la Classe Figaro Bénéteau 2007-2008 en vigueur seront admis à courir.

Départ : 
Dimanche 20 avril 2008

Expérience préalable
L'épreuve est ouverte aux concurrents qui auront participé à au moins l'une des épreuves suivantes : la Transat AG2R, le Trophée BPE, la Solitaire Afflelou le Figaro, la Route du Rhum, le Vendée Globe, la Transat Jacques Vabre ou qui pourront justifier d'un palmarès et/ou une expérience à l'appréciation du Comité d'Organisation. Le comité d'organisation se réserve également le droit d'imposer aux concurrents une navigation qualificative en double. Les décisions du Comité d'Organisation seront définitives et sans appel.

Aides à la navigation
Le routage ou l'analyse météo personnalisée sont interdits. Une déclaration sur l'honneur sera signée par le skipper lors de la confirmation des inscriptions à Concarneau.

 En savoir plus : Classement de la course Transat AG2R 2008


  
Thierry Chabagny X.X.SAIL - 7, rue des Vieux Fours 29920 Névez
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