Solitaire URGO Le Figaro 2017 - Etape 1 : Déception pour Thierry Chabagny

La Solitaire URGO Le Figaro, réputée pour sa difficulté et son exigence, n’a pas dérogé à la règle lors de cette première étape entre Pauillac et Gijon (Espagne). Partis dimanche à 16h30, soit deux heures après l’horaire prévu en raison d’un vent quasi-inexistant sur le plan d’eau à Pauillac, les 43 concurrents ont dû gérer une sortie de la Gironde toujours difficile et stratégique, avant d’être confrontés dans la nuit de lundi à mardi à un gros coup de vent après Rochebonne. Vent moyen à 40 nœuds, rafales jusqu’à 59 nœuds, mer démontée… Conséquence : les avaries ont été nombreuses au fil de la nuit.
Photo : Solitaire URGO Le Figaro
Photo : Solitaire URGO Le Figaro

Le skipper de Gedimat n’a pas été épargné. Après une sortie de l’estuaire de la Gironde en demi-teinte, Thierry Chabagny avait su être sur le pont pour recoller à la tête de course. Après avoir passé la cardinale Est de Rochebonne en 9e position à la faveur d’une option osée, sa grand-voile s’est déchirée aux alentours de 2h du matin. Dès lors, il n’a eu de cesse de cravacher pour contenir le retard accumulé au fil des heures (jusqu’à 17 milles) sur les leaders, sachant gérer son avarie et les conditions de course.
A l’arrivée, sous une brise d’une douzaine de nœuds, le skipper du Figaro Gedimat doit se contenter d’une 24e place et accuse un retard de 2 heures 47 minutes et 21 secondes sur le vainqueur, Nicolas Lunven. Une grande déception pour Thierry Chabagny qui voulait autre chose mais qui doit désormais penser aux trois autres étapes qui l’attendent. L’heure est maintenant à un repos bien mérité avant de se pencher dès demain sur les réparations de la grand-voile avec Romain Bouchet, le préparateur du bateau, et sur la deuxième étape entre Gijon et Concarneau, dont le départ sera donné samedi.

 

 

Réaction à l’arrivée à Gijon :
« J’ai eu un problème de grand-voile au pire moment de la régate ! Après avoir passé Rochebonne, nous étions dans 40 nœuds de vent et j’ai cassé une latte de grand-voile, je ne sais pas comment. Elle était bien fixée mais elle s’est cassé à l’intérieur, un morceau a déchiré la voile et est sorti par l’avant. Dans 40 nœuds de vent tu ne peux pas naviguer comme ça sinon en un quart d’heure la voile va se déchirer de partout et ce ne sera plus réparable. J’ai affalé et j’ai continué à faire route sous solent. J’ai attendu que le vent descende à 25/30 nœuds pour remettre une latte et renvoyer la grand-voile. C’était hyper long, environ 6 heures je pense. A partir de ce moment, je savais que c’était mort pour la régate.
Je suis vert parce qu’après la sortie de la Gironde, j’ai fait un petit coup à droite qui m’avait remis dans le match. Quand le vent est monté à Rochebonne, j’ai doublé plein de monde sous grand spi, j’étais content, il n’y avait plus qu’à faire le dos rond dans la baston mais ça devait bien se passer.
Là forcément ça change complétement la configuration de la manche et de la course. C’est vraiment rageant. Maintenant la voile est abîmée mais c’est réparable donc on va se concentrer sur les victoires d’étape ! »

07/06/2017
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