Thierry Chabagny 16e à Concarneau

Après une étape dans de petits airs, marquée par la tactique et la conduite permanente du bateau, Thierry Chabagny est arrivé 16e à Concarneau cette nuit. Le skipper de Gedimat, privé de pilote automatique depuis le passage à l’Occidentale de Sein, et donc de sommeil depuis une trentaine d’heures, peut se satisfaire de sa course tant il a su rester au contact et se battre pour grappiller la moindre place. Place désormais à un repos salutaire : il faudra en effet être frais dès jeudi matin pour le départ de la troisième étape de la Solitaire URGO Le Figaro, un sprint de 24 heures au départ et à l’arrivée de Concarneau.

Réaction à l’arrivée :

« Cette étape était interminable, incroyable, pleine de rebondissements, très intéressante. On s’est constamment bagarré. J’ai fait des choses bien, je suis content. En fin de journée j’étais super bien remonté, malheureusement ça n’a pas payé parce que c’était vraiment la foire à la fin (ndl : en raison du manque de vent).

J’ai surtout beaucoup manqué de sommeil ; en raison de ma panne de pilote automatique je n’ai pas dormi une minute depuis Sein… Je gagnais des places mais à la fin dans la molle si tu n’es pas lucide, tu n’as plus de feeling à la barre. Quand tu es en manque de sommeil, tu ne sais plus faire des choses simples. Je me suis vraiment amusé tant que le pilote fonctionnait, j’ai passé des bons moments : par exemple dans la Chaussée de Sein, j’ai frôlé les cailloux dans le noir, c’était drôle.

C’est rageant parce que depuis le début de cette Solitaire, lorsque j’arrive à la porte du Top 10 après avoir cravaché pendant 24 heures, j’ai un souci majeur sur mon bateau. Sur la première étape je déchire ma grand-voile, sur la deuxième j’ai une panne de pilote. Quand tu n’as pas de pilote, ce n’est pas possible de faire du solitaire.

Maintenant on a une nouvelle étape dès jeudi midi, il va falloir réparer le bateau et le bonhomme. Il n’y a qu’une chose à faire : se reposer. »

14/06/2017
Article précédent : « Thierry Chabagny paré pour un sprint de 24 heures »  //  Article suivant : « Thierry Chabagny veut rebondir »