Thierry Chabagny, 8e à St Gilles Croix de Vie : « Abandonner ne fait pas partie de mon dictionnaire »

A 00h 25 minutes et 22 secondes, Thierry Chabagny a franchi la ligne d’arrivée à St Gilles Croix de Vie en 8e position, à 26’55’’ de Gildas Morvan, le vainqueur de l’étape sur Cercle Vert. Il boucle le parcours de 451 milles entre Gijon et St Gilles Croix de Vie en 2 jours 11h 55 minutes et 22 secondes.

Cette très belle performance du skipper de Gedimat fait une nouvelle fois la démonstration de toute sa pugnacité et de son tempérament de battant. Privé de son grand spi dès la première nuit dans le Golfe de Gascogne, Thierry Chabagny a su rebondir, restant sans cesse au contact. Et il en est récompensé puisqu’il conserve sa 5e place au classement général à 56 minutes et 49 secondes du leader Yann Eliès. Il s’agit maintenant d’analyser la cause de ses nombreux problèmes de spi afin d’être de nouveau dans le match dès dimanche prochain pour la troisième et dernière étape de cette Solitaire du Figaro 2012, entre St Gilles Croix de Vie et Cherbourg.

Sa réaction à l’arrivée

« J’ai eu un petit souci technique dès la première nuit puisque mon grand spi s’est déchiré. Cela m’a donc posé quelques petits problèmes pour aller vite et suivre le paquet de tête, je me suis fait un peu distancer. C’est vraiment dommage car j’avais pris un bon départ. Malheureusement le vent venait de devant, il fallait donc rester au contact. J’ai utilisé mon petit spi, mais avec 20 m² de moins, le bateau marche moins vite. J’ai fait ce que j’ai pu pour rester devant dans le Golfe de Gascogne mais c’était dur de voir les autres arriver plus vite par derrière et de se faire doubler pour laisser ma place gentiment.

Sur le moment, tu te dis que c’est foutu et puis tu t’accroches. De toute façon il n’y a pas d’autres choix que de faire marcher le bateau. Soit tu abandonnes, soit tu continues. Et comme abandonner n’est pas un mot qui existe dans mon dictionnaire, je me suis creusé la tête pour limiter la casse.

C’est rageant car tu sais bien que tu ne joues pas armes égales avec les autres.

Ma chance, c’est que nous n’avons pas eu besoin que du spi. Du Raz de Sein à St Gilles nous avons utilisé le génois donc j’étais à pleine puissance comme les autres et j’ai réussi à me refaire de cette façon. A la fin, à l’approche de St Gilles, il a fallu remettre le spi, heureusement il n’y avait plus beaucoup de distance à parcourir, ça n’a donc rien changé au classement. Le vent est resté assez serré jusqu’à la fin, ce qui m’a permis de sauver ma 8e place au classement de l’étape.

Mais j’avoue que déchirer mon spi sur les 2 premières manches, ça fait un peu beaucoup ! »

Solitaire du Figaro 2012  //  04/07/2012
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