Thierry Chabagny, 8e du Championnat de France Elite de Course au Large, fait le bilan

La saison 2017 du Figaro Gedimat s’est achevée avec la Douarnenez Fastnet Solo où Thierry Chabagny a pris la 7e place. Un résultat qui lui permet de se hisser à la 8e place du Championnat de France Elite de Course au Large. Retour sur la saison 2017 avec le skipper de Gedimat.

Revenons rapidement sur la Douarnenez Fastnet Solo, où tu espérais mieux que cette pourtant très honorable place de 7e
« Pour moi la course s’est jouée dès la montée dans le chenal du Four. Avant ce passage j’étais plutôt bien placé, dans les cinq premiers. Mais j’ai fait confiance aux routages et aux simulations qui prévoyaient que ça passait mieux à gauche… Et c’est l’inverse qui s’est passé, les bateaux partant à droite ont pris un réel avantage. Le lendemain matin, je n’avais que deux milles de retard mais je n’ai jamais pu les refaire réellement par rapport au paquet de tête. C’est la course… Parfois ça ne veut pas sourire. Ceci dit je ne me plains pas car réussir à prendre une 7e place était loin d’être gagné au vu du déroulé de la course et de ce retard pris au début, dans le Four. »

Tu n’as rien lâché alors que ce n’était pas évident, et dans du vent plus fort que prévu…
« Disons que la satisfaction sur cette dernière épreuve de la saison,  c’est effectivement d’avoir su tirer le meilleur de Gedimat dans la partie de la flotte où je me trouvais. Car aux pires moments j’émargeais aux environs de la 14e place et au final je termine 7e, donc oui de ce point de vue c’est plutôt bien, même si évidemment j’espérais mieux avant le départ de la course ! Quant à avoir plus de vent que prévu, oui, le vent est bien monté, jusqu’à 35 nœuds au retour. Ceci dit ce n’était pas tellement le vent le problème, mais plutôt l’état de la mer. Au fur et à mesure que nous revenions à l’approche des côtes françaises, avec un coefficient de marée de 100, la mer était de plus en plus mauvaise, c’était assez « croche-patte ». Le vent et la mer n’ont fait que monter après le Fastnet et aux abords de Ouessant, j’étais amarré court à la barre du bateau, parce qu’il y avait vraiment moyen de tomber et de se faire mal. Dans la nuit noire, je prenais des paquets de mer dans la figure toutes les 10 secondes… Dans ces cas-là il faut vraiment faire attention à ne pas faire de bêtises, ne serait-ce qu’une chute dans le cockpit où tu peux te faire vraiment mal, par exemple si tu retombes sur un winch. »

Revenons sur l’ensemble de cette saison 2017. Quel bilan en tires-tu ?
« Il y a eu des bons moments… et des moins bons ! Le gros point noir c’est d’avoir déchiré ma grand-voile sur la première étape de la Solitaire URGO Le Figaro, parce que sans cette avarie,  je suis certain que je pouvais terminer dans les cinq premiers. Ce coup du sort a plombé ma course, je ne pouvais plus me battre pour le classement général. La satisfaction c’est de ne pas avoir lâché et de plutôt bien réussir les trois autres étapes, notamment les deux dernières où je termine quatrième et troisième. Cela montre que je suis au niveau pour jouer la gagne.  Cette année il n’y a pas eu de grande victoire comme en 2016 avec la Transat AG2R La Mondiale, mais il y a eu de belles choses tout de même : les deux dernières étapes de la Solitaire donc, ma 5e place sur la Solo Concarneau, ou encore le Tour de Bretagne où on collectionne les podiums de manche, où on gagne une course et où on finit sur le podium. Il y a cette satisfaction que Gedimat ait été un des rares bateaux à inquiéter le Generali de Nicolas Lunven (vainqueur de la Solitaire et Champion de France) cette année…»

26/09/2017
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