Thierry Chabagny paré pour un sprint de 24 heures

Avarie de grand voile sur la première étape, casse de pilote automatique sur la deuxième... On ne peut pas dire que Thierry Chabagny ait eu beaucoup de réussite, pour l’instant, sur cette Solitaire URGO Le Figaro ! Mais il reste deux manches pour briller. La troisième étape part dès ce jeudi : un sprint de 24 heures au départ et à l’arrivée de Concarneau.

Thierry une seule vraie nuit de récupération entre l’arrivée de la deuxième manche et le départ de la troisième... Est-ce vraiment suffisant ?

« C’est chaud. Je pense que tout le monde ne se rend pas compte de ce que ça implique. Il y a des coureurs qui disent que c’est bien, d’autres pas... Moi j’ai ‘morflé’ parce que j’ai passé une trentaine d’heures sans pilote automatique, de la Chaussée de Sein jusqu’à l’arrivée. En plus, je n’avais pas dormi depuis longtemps quand mon pilote est tombé en panne... Je n’avais donc pas d’autre choix que barrer en permanence sans dormir. C’était ça ou abandonner. C’est l’axe entre la pompe et le vérin du pilote qui a cassé... ça n’arrive jamais, en tout cas ça ne m’était jamais arrivé. C’est dommage parce que par ailleurs cette étape était intéressante et il y avait vraiment moyen de revenir. Mais il fallait pour ça de la lucidité que je n’avais plus, avec toutes ces heures sans sommeil. J’espère que j’ai épuisé tout mon capital malchance cette fois et que je vais réussir à briller sur les deux étapes qui restent. A commencer par la troisième qui part tout à l’heure, à 14h.»

 

En deux mots, comment présenter cette étape très courte qui vous fait aller virer la bouée Sud Guérande avant de revenir vers Concarneau ? 

« C’est un sprint de 24 heures. Nous serons de retour dès demain midi et c’est une bonne chose parce que nous pourrons enfin récupérer avant le départ de la quatrième et dernière étape, lundi, qui est un gros morceau. On va avoir du vent : de l’Ouest-Nord-Ouest d’une quinzaine de nœuds tournant Nord-Ouest à l’approche de la bouée Guérande où nous serons en milieu de nuit. Il y aura probablement une période de transition dans la matinée de demain avec un effet de vent thermique et peut-être même du Sud-Ouest pour le final. Donc, pour résumer c’est descente sous spi assez rapide puis remontée au près... Et peut-être un final encore sous spi en baie de Concarneau, après une période d’incertitude entre le vent synoptique et le vent thermique. Reste à savoir si la transition sera franche ou pas. A priori il n’y aura pas de gros écarts, mais j’ai bien envie d’essayer de briller, faire une manche dans les dix premiers et bien sûr mieux encore si l’opportunité se présente. On ne va pas dormir du tout, on arrivera cramé demain... »

 

Une des clés sera de prendre un bon départ ? 

« C’est sûr que ça faciliterait la vie ! Faire le meilleur départ possible sera essentiel, car ensuite sous spi on va tous plus ou moins à la même vitesse. Il faut donc être très concentré sur le départ. J’ai un pilote automatique qui a été réparé, Gedimat est à 100%, donc à moi de jouer et on refait le point demain à l’arrivée. Je pense que ça peut être une étape sympa et qu’avec cette période d’incertitude pour les 20 derniers milles il peut y avoir un peu de jeu et une belle bagarre.»

15/06/2017
Article précédent : « Thierry Chabagny remet les pendules à l'heure ! »  //  Article suivant : « Thierry Chabagny 16e à Concarneau »