Thierry Chabagny : "On y croit toujours !"

L'option Sud de Gedimat va-t-elle finir par payer et si oui assez pour jouer le podium ? A 1000 milles de l'arrivée de la Transat AG2R La Mondiale, c'est la question du jour pour Thierry Chabagny et Erwan Tabarly. Ce mercredi midi, Gedimat est le plus rapide des huit bateaux de tête. A bord, les marins de Gedimat espèrent que c’est enfin le début du retour sur investissement.
Crédit photo : Alexis Courcoux
Crédit photo : Alexis Courcoux

Quelles conditions avez-vous en ce moment, alors que vous allez passer dans la journée sous la barre des derniers 1000 milles restant à parcourir sur cette Transat AG2R La Mondiale ?
"Là, ça va bien, on a 20 à 25 nœuds de vent de nord-est refusant, ce qui est bon pour nous. On va vite ! On "tartine" à 12 nœuds. Pour une fois les fichiers de vent se trompent enfin en notre faveur… ça nous change et ça fait forcément du bien au moral, parce que jusqu'ici nous n'avons pas été payé de notre investissement, avec Erwan."

Les fichiers de vent se trompent beaucoup dans la zone où vous naviguez?
"Ils correspondent très peu à la réalité de ce qu'on rencontre sur l'eau. On ne comprend toujours pas par exemple pourquoi Cercle Vert n'a quasiment pas ralenti dans le Nord, alors que la théorie disait strictement l'inverse. Maintenant, ce n'est pas fini, on y croit toujours ! Il faudra voir pendant combien de temps on va pouvoir aller un peu plus vite que les autres et si ça suffira seulement à les rattraper, à prendre l'avantage ou au contraire si ce ne sera pas assez pour combler notre retard. Les dés du positionnement sont jetés maintenant, il faut faire marcher le bateau vite et espérer. Mais on y croit… Tout est possible jusqu'à la ligne d'arrivée et comme en ce moment nous marchons bien, il y a encore de l'espoir."

Crédit photo : Alexis Courcoux
Crédit photo : Alexis Courcoux

Comparée aux autres ce midi, la vitesse de Gedimat est plus élevée…
"Oui, pourvu que ça dure assez longtemps ! Ce qui est stressant c'est que ça fait déjà 24 heures que nous aurions dû tirer bénéfice de notre décalage et pour le moment c'était énervant de voir que l'on n'arrivait pas à transformer ce décalage en milles. J'espère que c'est maintenant qu'on va pouvoir enfin faire la différence, que notre option va enfin payer. C'est maintenant qu'on devrait aller au moins un nœud plus vite que les autres, voire plus (c'est le cas au pointage de 12h) on verra bien… Mais il faut que la tendance devienne favorable pour nous dans les 48 heures."

Comment vous sentez vous physiquement à la fin de ce dix-septième jour de course depuis le départ de Concarneau ?
"Honnêtement, on est fatigués. Car sous la chaleur c'est très difficile d'arriver à bien se reposer, et la marche du bateau et la stratégie demandent beaucoup de concentration et d'énergie."
 
Quand pensez-vous arriver à St Barth ?
"Notre ETA n'a pas beaucoup évolué ces dernières heures. Nous arriverons lundi, probablement en milieu de journée."

Transat AG2R La Mondiale  //  20/04/2016
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