Thierry Chabagny : "Pour la gagne !"

Dix jours avant le départ de la Transat AG2R La Mondiale – le dimanche 3 avril à Concarneau – Thierry Chabagny met la dernière main aux préparatifs en compagnie du même co-skipper que voilà deux ans : Erwan Tabarly. Lors de la dernière édition, Gedimat avait démâté alors qu’ils étaient en tête. Leur objectif est clair : jouer la gagne.
Crédit photo : Alexis Courcoux
Crédit photo : Alexis Courcoux

Revenons rapidement sur la Solo Concarneau-Trophée Guy Cotten, première course de la saison qui s’est déroulée le week-end dernier. Tu termines sur le podium (3e). Satisfait ?

« Je n'ai pas gagné, mais c'était une belle bagarre ! Un bon petit échauffement pour la Transat, pour La Solitaire Bompard – Le Figaro et pour cette saison 2016 toute entière. Je considère aussi que c’est un bon entraînement pour la Transat AG2R La Mondiale car naviguer en double en course en Figaro Bénéteau 2, ça revient en fait à se croiser beaucoup et à faire du solitaire à tour de rôle. Sur cette Solo Concarneau-Trophée Guy Cotten, nous avons eu beaucoup de conditions différentes, allant de la pétole au vent fort et c’était sympa de pouvoir être à nouveau en solitaire en conditions de compétition. Surtout que comme je m’étais blessé avant la Generali Solo 2015, je n’avais pas navigué de nouveau seul en course depuis la dernière Solitaire du Figaro. Tout s’est bien passé et commencer la saison par un podium, oui, c’est encourageant. »

Samedi, ce sera déjà le prologue de la Transat…

« Oui, normalement c’est un petit parcours côtier, un tour dans la baie pour se mettre en jambes. Cela permet de faire des images et de vérifier une dernière fois que tout fonctionne à bord. Mais je ne vais pas en dire beaucoup plus car la météo annonce du vent très fort samedi, au point que ce n’est pas vraiment évident qu’un départ puisse être donné. On verra bien... »
 
Pourquoi repartir avec Erwan Tabarly sur cette Transat en double ?

"Pour plusieurs raisons. La première, c'est qu'on s'est très bien entendus il y a deux ans. Notre duo fonctionnait, puisque nous étions passés en tête aux Canaries. Suite au démâtage alors que nous menions la course, nous étions évidemment déçus et frustrés. On s’était dit alors qu’on repartirait ensemble. Erwan m’a redit en juillet dernier qu’il était partant, il me l’a confirmé en novembre… Ça lui tient à cœur aussi. On est très motivés l’un et l’autre ! »
 
Comment vous êtes-vous préparés tous les deux ?

« Physiquement, on a fait pas mal de kite, de kite à foils ensemble. On a même passé une semaine à la montagne, à Chamonix, à faire du ski de randonnée ! Nous avons beaucoup navigué ensemble depuis janvier, notamment en participant à quatre stages en double au Pôle Finistère Course au Large. Cette fin de semaine, nous testons les voiles neuves et nous perfectionnons sur l’utilisation de nouveaux outils pour envoyer des images à terre pendant la course. Le gros du boulot d’ici le départ ce sera bien sûr d’étudier la météo en détail, à partir de la semaine prochaine. »
 
Au regard de la dernière Transat AG2R La Mondiale, vous ne pouvez guère avoir d’autre objectif que la victoire ?

« (Rires) Exactement ! On ne peut qu’y aller pour la gagne ! Erwan a déjà terminé 2e de cette course en 2012, moi je veux en finir avec la malédiction du chiffre 6… J’ai terminé quatre fois 6e ! Plus sérieusement, oui nous partons pour gagner. Après, c’est forcément très aléatoire sur une transatlantique et il y a de gros clients à affronter sur les seize prétendants : par exemple Macif, Cercle Vert, Generali, Agir etc. Mais Gedimat a son mot à dire, et encore une fois avec Erwan nous sommes très motivés ! »

Transat AG2R La Mondiale  //  25/03/2016
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