Thierry Chabagny retrouve les dix premiers

Comme on le craignait, la flotte s'est totalement arrêtée aujourd'hui dans la zone sans vent au milieu du golfe de Gascogne. Mais c'est plutôt une bonne opération pour Gedimat qui retrouve toutes ses chances pour les 200 derniers milles de cette première étape de La Solitaire du Figaro Eric Bompard Cachemire.

Il n'y a pas de vent du tout dans le golfe de Gascogne cet après-midi. Résultat : l'avance du trio qui menait la course depuis 48 heures - à savoir Yann Eliès, Fabien Delahaye et Morgan Lagravière - a fondu.

Le skipper de Gedimat, lui, en a profité pour revenir sur les leaders après un début de course compliqué, quand son option au large dès le départ de Paimpol lui avait fait perdre un peu de terrain. Ce n'est déjà plus qu'un mauvais souvenir, puisque Thierry Chabagny a retrouvé le listing des dix premiers… qui tentent maintenant de traverser la dorsale anticyclonique à petite, toute petite vitesse (entre 1,5 et 3 noeuds).

En effet, le milieu du golfe de Gascogne est un lac sans vent cet après-midi où l'on donne un véritable nouveau départ, au ralenti, à 200 milles de Gijon. Combien de temps Gedimat et les 35 autres Figaro encore en course (Jean-Pierre Nicol a abandonné sur avarie) vont-ils mettre pour s'extirper tant bien que mal de cette zone déventée et quel vent trouveront-ils derrière ? Voilà les questions qui minent les marins, tous dans la situation la plus stressante pour les nerfs d'un solitaire : exploiter le moindre souffle, régler et re-régler les voiles… et compter sur sa bonne étoile pour avoir un peu plus de "pression" que ses adversaires.

Des écarts en latéral se sont créés presque naturellement et Thierry Chabagny est désormais le plus à l'ouest de la flotte. Il semble cet après-midi aller un petit peu plus vite que ceux qui ont tenté leur chance côté Est. Et Gedimat, comme l'essentiel du peloton, n'a plus que deux milles de retard sur le leader Yann Eliès, trois fois moins qu'hier. Mais ce qu'il faut retenir c'est que, pour tous, tout est à refaire après 48 heures de course. Avant le départ, Thierry Chabagny avait prévenu que l'absence de vent rendrait la progression vers l'Espagne bien compliquée et c'est exactement ce qui est en train de se passer.

Solitaire du Figaro 2012  //  26/06/2012
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