Thierry Chabagny sur le podium à Dieppe !

Thierry Chabagny boucle la quatrième et ultime étape de la Solitaire URGO Le Figaro en 3e position ! Véritable marathon, cette étape de 505 milles a imposé aux 43 coureurs une bataille dans quasiment toutes les conditions, de l’absence de vent jusqu’au medium soutenu avec des transitions difficiles à négocier, sans compter le courant à gérer le long des côtes bretonnes, anglaises puis normandes.

Mal parti de Concarneau lundi dernier, au point d’être positionné en queue de flotte lors des premières 24 heures de course, Thierry Chabagny a été l’auteur d’une remarquable remontée dans la nuit de mardi à mercredi. A la faveur d’une option très marquée dans l’ouest un peu avant le milieu de la première traversée de la Manche, le skipper de Gedimat a effectué une superbe « remontada ». Quatrième à Wolf Rock, symbole de la mi-parcours, il n’a plus lâché la tête de flotte jusqu’à l’arrivée à Dieppe, pointant régulièrement en première ou deuxième position.

Une arrivée au coude à coude avec Nicolas Lunven, vainqueur de l’édition 2017 de cette Solitaire, a bouclé de la plus belle des manières ce col hors catégorie : c’est finalement Thierry qui s’impose sur la dernière marche du podium. Une belle récompense pour le skipper de Gedimat qui a connu des déconvenues en début d’épreuve (grand-voile déchirée lors de la première étape et panne de pilote automatique sur la deuxième), l’empêchant de jouer le classement général.

 

Il explique à son arrivée au ponton :

« C’était l’étape de tous les rebondissements ! Deux jours de pétole puis deux jours de vent mais avec une côte sud anglaise assez tortueuse. Je suis content parce que j’ai réussi à me refaire sur la première transmanche, ça a ralenti pour les premiers, je me suis décalé à l’ouest parce que je savais que les bonnes nouvelles allaient arriver par l’ouest ; je l’ai fait dès que l’occasion s’est présentée et ça a bien payé. Ensuite j’étais dans le paquet de tête, j’ai joué un peu avec le vent comme je pouvais, Alexis (Loison) a d’ailleurs tiré le meilleur de tout ça, il a réussi à s’extraire d’un paquet en vitesse pure. Moi j’étais un peu centré à essayer de jouer les oscillations, je suis resté un peu trop longtemps à la côte, heureusement j’ai réussi à revenir. 
C’était une étape à rallonge, hyper longue. La pétole c’est dur pour les nerfs, tu ne peux pas te reposer, tu as l’écoute dans la main, c’est assez pénible. Et tu sais que c’est un moment clé parce que c’est souvent là que ça se joue, après ça part par devant et tu ne vois plus la tête de flotte jusqu’au prochain rendez-vous… Et tu ne sais pas quand sera le prochain rendez-vous ! Heureusement il y en a eu quelques-uns qui m’ont permis de revenir. Il fallait vraiment être opportuniste et savoir prendre des risques.
C’était une grosse étape, un vrai marathon. J’ai dû dormir dix minutes en tout lors des deux premiers jours ; après Wolf Rock je me suis reposé dès que j’ai pu parce que je commençais à avoir les fils qui se touchaient ! Je suis vraiment content de terminer sur le podium de cette dernière étape. Au final en enlevant mes deux grosses avaries de début de Solitaire, c’est un beau bilan (4e sur l’étape Concarneau-Concarneau et 3e sur l’étape Concarneau-Dieppe). C’est super de pouvoir ressortir du trou, tu te dis que ce n’est jamais perdu. »

23/06/2017
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