Une saison 2012 très complète pour Thierry Chabagny

Thierry, la saison 2012 s’achève. Elle fut bien complète pour toi, entre le Trophée Jules Verne en début d’année avec Banque Populaire, ta saison Figaro avec Gedimat et les courses en MOD70 auxquelles tu as participé ave Foncia. Qu’en retiens-tu ?

Une saison multi-support, effectivement, que j’affectionne et qui me correspond bien. Cela permet de rester toujours motivé et attentif, et de ne pas sombrer dans une monotonie infructueuse. D’un côté de l’équipage à grande vitesse et de l’autre du solo en Figaro, avec toute sa partie gestion de projet. Les deux aspects sont passionnants et pouvoir passer de l’un à l’autre régulièrement est un grand privilège !

Tu as eu de belles satisfactions… Une préférence ?

J’ai vécu pleinement chaque évènement, que ce soit le Trophée Jules Verne, la Transat AG2R, la Solitaire du Figaro, ou le Tour de L’Europe en MOD70, et aucun ne m’a déçu ni ennuyé ! Bien au contraire, cela a été à chaque fois une véritable source de plaisir et de motivation. Mais s’il ne fallait en choisir qu’un, je pense que ce serait le Jules Verne car ce parcours mythique m’a fait rêver pendant longtemps. Pouvoir le réaliser en battant ce record sur ce bateau a été absolument extraordinaire à vivre ! Ce tour du monde me fait d’ailleurs toujours rêver, surtout en cette période de Vendée Globe…

Que t’ont apporté ces divers supports ? Comment te sers-tu de tes expériences ?

L’équipage te donne l’occasion de t’exprimer pleinement sur un poste, mais en pratique la polyvalence est un atout. Quand tu es barreur sur un trimaran quelle que soit sa taille, tu passes également beaucoup de temps à régler les voiles et à participer aux manœuvres. Par exemple sur Foncia, le trimaran de Michel Desjoyeaux, j’ai eu l’occasion pour quelques entrainements et convoyages, ainsi que sur le Tour de l’ile de Wight, d’occuper le poste de navigateur. Tout cela est très formateur et on apprend évidemment plus vite au contact des autres. Difficile de dire précisément comment vont me servir ces expériences dans le futur, mais naviguer en compétition à haut niveau est toujours très instructif !

Quel bilan tires-tu de cette 2e saison aux côtés de Gedimat ?

On se connait mieux et on progresse ! Après (et avant) les grandes vitesses de ces bolides des mers que sont les multicoques, je retrouve toujours avec plaisir mon Figaro, d’autant plus que Gedimat me permet de le préparer dans de bonnes conditions. Concernant les résultats, je suis persuadé que je peux faire mieux ! Et Gedimat doit être du même avis car il me renouvelle leur confiance.

« A cause du Trophée Jules Verne », cette année mes entrainements au Pôle Finistère Course au Large de Port-La-Forêt ont été un petit peu bousculé avant la saison, mais cet hiver je suis en Bretagne, et je naviguerai dès le mois de janvier pour préparer la saison 2013.

Quelles sont tes prochaines échéances pour 2013 ?

Côté Figaro, je participerai à la Transat en solitaire en mars et à la Solitaire du Figaro en juin, et sans doute au Tour de Bretagne au mois d’août. J’ai à cœur de faire de beaux résultats, d’autant que ce sera la 10e saison de Gedimat sur le circuit Figaro !

J’aimerais également naviguer de nouveau en MOD70, mais je suis ouvert à toute proposition…

Bilan saison 2012  //  29/11/2012